Toxicomanie et grossesse

La consommation d'opiacés (héroïne, méthadone, morphine, subutex) et de cocaïne représente de grave danger pour la grossesse et l'enfant à naître.

La consommation de cocaïne est reconnue dans un risque accru de décollement placentaire ce qui entraîne la mort fœtale, mais aussi dans les retards de croissance, un accouchement prématuré, et des malformations (de la face, du système urinaire, des membres, du cœur et du système nerveux central).

La consommation d'opiacés entraine généralement une découverte tardive de la grossesse (souvent au-delà du 5ème mois de gestation). Effectivement, leurs consommations peut entraîner des aménorrhées (absence de règles) si bien que les premiers signes de grossesse peuvent passer inaperçus.
Les opiacés sont reconnus dans les naissances prématurées ainsi que les retards de croissance.
Un sevrage est essentiel lors de la grossesse, cependant il présente des risques important pour le fœtus. Le sevrage doit être suivi étroitement par les professionnels de santé (obstétriciens et addictologues). Dans le cas des opiacés, un traitement de substitution est possible lors du sevrage.
Enfin la consommation d'opiacés augmente le risque de mortalité périnatale.

Lors de consommation de drogue pendant la grossesse, un syndrome de manque peut être observé chez le nouveau-né, il nécessite généralement une prise en charge du nourrisson en service de néonatologie.

N'hésitez pas à demander de l'aide auprès de vos praticiens de santé.
Vous pouvez aussi vous tourner vers les Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA) pour vous aider.


Pour plus d'informations, vous pouvez vous reporter au site : drogue info-service

Contact des CSAPA d'Ille-et-Vilaine :
Centre Envol du CHGR : 02 99 33 39 20
Vous pouvez aussi demander de l'aide auprès d'associations telles que Les Narcotiques anonymes.
Vous pouvez aussi appeler le numéro vert de Drogue-info-service : 0 800 23 13 13